Dans la Presse et sur le net

Journal du Médecin N° 1791 - 10 novembre 2006 - Un article de Thierry Goorden - [l'article]

La vie à travers l'écriture

Fidèle à son rendez-vous éditorial quasi annuel, le Dr Patrick Motte signe son dixième roman, vendu au profit du Fond National de la Recherche Scientifique (FNRS) dans le cadre des prochaines opérations Télévie.

Sur son site internet, Patrick Motte déclare se rappeler de paroles que Me Paul Lombard, grand avocat français, rapporta lors d'une émission, ne sachant pas si elles sont de lui ou s'il les a reprises chez un autre auteur: "Seuls les singes et les chiens meurent de chagrin. Les hommes, eux, quand il sont du chagrin, écrivent des bouquins". Il précise qu'il n'avait pas connaissance de cette phrase quand il rédigea son premier roman en 1997, mais aujourd'hui, admet-il, il est assez solidaire de cette affirmation.

+Rassurons-nous, l'ex-toubib de Tournai va bien. Le cancer du cerveau diagnostiqué il y a six ans, contre lequel il s'est battu avec courage, le forçant à ranger définitivement sa blouse blanche et son stéthoscope, semble avoir rendu les armes. C'est bien sûr ce que nous souhaitons à cet homme sincère et attachant. mais si, après 25 ans de médecin, Patrick Motte a tiré un trait sur son passé, c'est le regard tourné vers l'avenir qu'il vit le présent. La pensée dans l'écriture de romans, pour notre plus grand bonheur.

Ainsi, son 10e ouvrage au titre intriguant, Ils auraient pu s'aimer. Il y raconte l'histoire de Josette, qu'on pourrait appeler "une oie blanche, sujet de moqueries de la part de ses collègues de travail au point d'en souffrir. un jour, celle-ci rencontre Tercio, sous un chapiteau lors d'une fête de village, et ils se laissent aller. Ce Croate est intéressé par une liaison avec une jeune belge qui pourrait lui faciliter l'obtention de papiers officiels, alors que la jeune femme, pour sa part, n'est pas mécontente de perdre cette image qui lui colle à la peau. "La vie ne va pas toujours être rose pour les jeunes gens, décrit Patrick Motte. La Venue d'un fils ne va pas changer grand-chose à la situation. Tercio va se laisser glisser sur la route de la drogue... L'irréparable va se produire...". La suite, il nous invite à la lire en nous faisant plaisir, tout en contribuant à une bonne action.

Journal du Médecin N° 1724 - 13 janvier 2006 - Un article de Thierry Goorden

Parce que rien ne vaut la vie…

C’est le neuvième roman mais le premier polar de l’ex-médecin de Tournai qui puise dans l’écriture l’énergie et la joie de vivre. Romans sur lesquels il a renoncé à ses droits d’auteur, au profit du Fonds National pour la Recherche Scientifique (FNRS) dans le cadre de l'opération Télévie.

Voilà plusieurs années que le Dr Patrick Motte a rangé blouse blanche et stéthoscope, suite à l’annonce d’un cancer du cerveau contre lequel il s’est battu avec courage. Cela ne l’empêche pas de participer aux glems et aux soirées scientifiques, pour se maintenir au courant; mais pas question de reprendre sa pratique. Après 25 ans de médecine, Patrick Motte a tiré un trait sur le passé. «Je ne peux plus conduire. J’ai encore des troubles d’équilibre. J’ai dû subir un longue hospitalisation en 2002. Je le sens bien, il y a des copains médecins qui m’encouragent à reprendre le volant, mais je suis tellement stressé. Déjà, lorsque je suis passager dans une voiture, j’ai du mal à ne pas réagir; quand je vois arriver un obstacle, j’écrase aussitôt le plancher de toute ma force». Son regard sur la médecine aujourd’hui ne l’encourage pas non plus dans ce sens, au vu des conditions d’exercice de la profession chaque jour plus difficiles. «Quand je vois comment se comportent les ministres qui renient leur parole, cela me console un peu de ne plus être actif en médecine».

+A peine vient-il de sortir son 9e roman que, déjà, il annonce le prochain pour novembre 2006. Rendez-vous, donc, dans un an. Tel est désormais son rythme de croisière. «Avant j’en sortais deux par an. Quand on m’a donné mon pronostic de 3 à 6 mois de survie après ma tumeur cérébrale, j’avais beaucoup de choses à exprimer, j’en ai publié quatre en deux ans. Ensuite, comme j’avais dépassé le chiffre fatidique de 18 mois, j’ai considéré que j’avais vaincu le signe indien et j’ai ralenti». La force d’écrire lui vient car pour lui, «C’est la seule manière que j’ai trouvé pour me sentir encore vivant, pour garder des contacts avec les gens. Car, malgré tout rien ne vaut la vie».

Un ancrage essentiellement tournaisien
Pour son nouveau livre, Patrick Motte ne déroge pas à ses habitudes ni à son ancrage, essentiellement tournaisien. Des personnages nouveaux y apparaissent à côté des anciens protagonistes qui, pour la plupart, ont des enfants. Son dernier ouvrage raconte l’aventure de cinq de ces adolescents. «Je savais qu’on trouve souvent des orchidées sauvages dans les carrières désaffectées. Un jour, j’ai vu une émission de la télé régionale et cela m’a inspiré». Cela lui aura permis d’avoir le sponsoring de la ville d’Antoing car il situe son aventure dans une carrière située sur son territoire.

Ce polar raconte l’histoire d’adolescents aventureux autant qu’aventuriers qui, dans le cercle tournaisien, se connaissent et s’apprécient comme des copains. Jusque-là, leurs aventures se sont à chaque fois bien terminées, mais un jour leur destin va basculer. Ils organisent un jeu de rôle dans une carrière désaffectée, à la recherche d’orchidées sauvages, qu’ils doivent répertorier et photographier. A cette occasion, l’un d’entre eux va faillir tomber dans un trou: son pied va traverser un amas de branchages et s’y enfoncer jusqu’au niveau de la cuisse. Lorsque ses amis parviennent à le dégager, ils s’aperçoivent que le trou n’a pas de fond. Les cinq adolescents vont y revenir pour explorer ce «trou» et aller plus loin dans leurs recherches. Trop loin, car ils vont se rendre compte qu’ils ne sont pas seuls sur le site de la carrière du Huitième Jour! Leur curiosité n’est pas du goût de tout le monde, surtout pas de la mafia albanaise mêlée aux dessous de la carrière…

A découvrir et à savourer, comme tous les autres livres de Patrick Motte, avant son prochain qui traitera de la violence conjugale et du harcèlement au travail. «En 25 ans de pratique, j’en ai connu pas mal; j’ai donc décidé de faire un roman là-dessus d’autant que, dans la région, il y a beaucoup d’alcoolisme et il y a un lien certain entre les deux».
Lettres belges de Langue Française - 1 avril 2005 - Littérature et internet : les sites d'auteurs - lire l'article
Le Soir - Mercredi 18 avril 2001 - Un article de Stéphane Detaille - Photo de Yves Boucau - lire l'article
CFRP - jeudi 19 avril 2001 - Conférence de presse et présentation du livre - résumé et photos
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